MAGAZINE CONSTAS
 

Éditorial du numéro en cours

Notre industrie
Pilier de l’avenir économique

Éditorial du numéro 38 / janvier 2017
Par  Me Gisèle Bourque,
directrice générale de l’ACRGTQ et rédactrice en chef

La construction d’infrastructures publiques, où s’inscrivent si fortement les dimensions génie civil et voirie, est plus que tonifiante pour le Québec : elle tient lieu d’assise, de base structurelle à un large pan de son économie, et donc de son avenir. Si structurelle, en fait, et si prometteuse, que nous en avons fait le titre du 73e Congrès de l’ACRGTQ : « Notre industrie: pilier de l’avenir économique ».

Un tel pilier de l’économie, bien entendu, étend sa portée à toutes les routes qui mènent au bien-être, au développement et à la sécurité des citoyens, des familles et des institutions du Québec.

Or, ce pilier, si fort soit-il, repose sur du concret, des positions fermes et de solides actions. Il mérite l’appui moral de la population, dont nous espérons humblement qu’il reviendra au plus haut niveau, à la lumière des grands efforts que l’industrie apporte à son renouveau. Il mérite également l’appui tangible et la persévérance des décideurs, notamment politiques.

C’est un tel appui que lui apportait en octobre dernier le gouvernement du Québec en annonçant, dans sa mise à jour économique, un ajout de 400 M$ à son Plan des infrastructures. Un second appui de taille émanait en novembre, cette fois du gouvernement fédéral, avec la création annoncée de la Banque de l’infrastructure du Canada, la BIC. Issue du modèle de notre Caisse de dépôt et placement, la BIC encouragera la construction de nouvelles infrastructures par l’offre d’un financement à faible taux, spécialement sous forme de garanties de prêt, mais aussi par certains investissements directs. Elle aura notamment le mandat d’attirer du capital institutionnel afin de grossir ses propres fonds et de pouvoir investir au moins 35 milliards de dollars dans les projets choisis. Nos gouvernements, à l’évidence, ont saisi l’importance d’investir dans les infrastructures publiques.

Ainsi, suivant le cadre du Congrès 2017 de l’ACRGTQ, Constas fait-il un retour sur la Campagne PROSPÉRITÉ.QUÉBEC du Conseil du patronat du Québec (CPQ), à laquelle nous nous sommes associés et dont est issue l’Étude sur l’écosystème d’affaires de la construction au Québec. L’étude fait le point sur cet écosystème comme assise économique et confirme, en des termes nouveaux, la position névralgique, sous cet aspect, du secteur génie civil et voirie de l’industrie de la construction (1).

À ce rappel se joignent en nos pages des voix de premier ordre, dont à l’avant-plan celles de messieurs Laurent Lessard, ministre des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTQ), et Éric Martel, président-directeur général d’Hydro-Québec. Car les grands donneurs d’ouvrage, bien sûr, figurent parmi les principaux maillons de l’Écosystème.

Bonne lecture !

 

 

 


(1) Le secteur génie civil et voirie représente à lui seul 32% de l’apport de l’industrie de la construction au PIB du Québec.