MAGAZINE CONSTAS
 

Éditorial du numéro en cours

Des investissements et des infrastructures

Éditorial du numéro 59 / Printemps 2022
Me Gisèle Bourque, directrice générale de l’ACRGTQ et rédactrice en chef
Par  Me Gisèle Bourque,
directrice générale de l’ACRGTQ et rédactrice en chef

À l’aube de la nouvelle saison des travaux de génie civil et voirie, le lundi 21 mars dernier, le gouvernement du Québec annonçait, pour le segment 2022-2024, des investissements de 6,8 G$ dans les infrastructures routières, maritimes, ferroviaires et aéroportuaires. L’ACRGTQ a sitôt accueilli favorablement l’ensemble des investissements, mais déploré du même coup la diminution des sommes dédiées strictement aux chaussées.

En comparaison avec les années 2021-2023, c’est, sur deux ans, une carence budgétaire de 180 M$ pour le seul entretien des routes. Or, rappelons ici que suivant le Rapport annuel de gestion 2020-2021 du MTQ lui-même, seules 50% des chaussées du réseau routier supérieur sont en bon état. On sait pourtant que l’entretien des routes, aujourd’hui, repousse de beaucoup l’obligation de les reconstruire demain. En contrepartie, à tout le moins, 157 M$ de plus seront investis sur les ponts et viaducs, et 310 M$ de plus pour l’amélioration et la sécurité du réseau. Ces sommes représentent d’excellentes nouvelles pour la population utilisatrice des réseaux de transports, de même que pour les entrepreneurs du secteur génie civil et voirie, auxquels incombera chaque réalisation.

Le PQI

Le lendemain de ces annonces pour 2022-2024, tombaient celles du budget et donc du Plan québécois des infrastructures 2022-2032 (PQI). L’ACRGTQ était présente au huis clos du budget pour en faire l’analyse. Au total, elle est satisfaite des investissements prévus au PQI 2022-2032, notamment pour notre réseau routier dans son ensemble, ainsi qu’au chapitre du transport collectif et des infrastructures municipales. Pour le seul réseau routier, il s’agit du plus grand montant programmé depuis 9 ans : pas moins de 30 G$. En matière municipale, c’est 7,5G$ qui sont prévus au PQI sur 10 ans.

Devant l’ensemble des investissements, l’ACRGTQ est confiante que les entrepreneurs pourront atteindre les objectifs gouvernementaux en matière de relance économique. Cela malgré la rareté de main-d’œuvre, car les grands acteurs de l’industrie, comme nous l’annoncions en cette page lors de notre édition d’hiver, œuvrent de concert à favoriser l’accès des travailleurs aux chantiers québécois.

Régions et municipalités

Ces objectifs connaîtront leur effet partout au Québec, ce qui inclut bien sûr l’imposant secteur des infrastructures municipales. Cette édition de Constas en profite donc pour faire l’examen des enjeux d’infrastructures vécus par les municipalités de petite et moyenne envergure. Il ne faut pas oublier qu’en matière énergétique ou environnementale, qu’au niveau des infrastructures, de la gestion de l’eau ou des télécommunications, nos petites et moyennes municipalités, par leur nombre et l’étendue de leur configuration, participent de beaucoup à l’essor de l’économie québécoise dans son entier, comme à faire du vaste Québec un territoire uni dans le développement.
Bonne lecture ! ■