MAGAZINE CONSTAS
 

Éditorial du numéro en cours

Le printemps, annonciateur des travaux et des budgets

Éditorial du numéro 47 / avril 2019
Me Gisèle Bourque, directrice générale de l’ACRGTQ et rédactrice en chef
Par  Me Gisèle Bourque,
directrice générale de l’ACRGTQ et rédactrice en chef

Le printemps comme nous le savons, est signe du renouveau. La construction n’y échappe pas, qui entend bien l’annonce d’un heureux retour aux chantiers. Nos gouvernements eux-mêmes suivent la parade, avec la présentation de leur budget respectif.

À ce sujet, il importe de le souligner, l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) a accueilli favorablement la hausse des investissements en matière d’infrastructures, telle que publiée dans le premier budget Girard; elle voit également d’un bon œil l’augmentation des investissements sur le réseau routier par rapport aux prévisions du Plan québécois des infrastructures (PQI) de 2018-2028. Le budget provincial, en effet, ajoute 5 G$ au nouveau PQI de 2019-2029. Il porte les sommes totales prévues à 24 G$ sur 10 ans. Néanmoins, après analyse des faits, l’ACRGTQ estime que cette récente augmentation est encore insuffisante dans la lutte si ardue du Ministère contre la détérioration du réseau, et conséquemment contre sa dévalorisation. Tout laisser-aller et toute pause dans le maintien d’un tel bien collectif en déprécie chaque année la valeur et en hypothèque pour tous l’efficacité, avec l’impact que nous savons sur le rendement industriel et commercial, sans compter le confort et la sécurité de la population. À plus court terme, le gouvernement du Québec annonçait une certaine stabi­lité des investissements dans le maintien et l’amélioration du réseau routier, maritime et aéroportuaire pour 2019-2021, ce qui est vue d’un bon œil dans l’industrie.

Ajoutons au bilan printanier les efforts de Québec en matière de transport collectif, qui seront bien accueillis par l’industrie. CONSTAS en fera d’ailleurs état dans son numéro de juin. Près de 5,6 G $, c’est-à-dire 62 % des 9 G $ sur 10 ans consacrés au transport collectif, permettront des réalisations majeures à ce chapitre, telle l’implantation de systèmes structurants à Montréal, Longueuil et Québec.

Enfin, sur un autre registre, Québec a annoncé des mesures visant à atténuer la pression sur les entreprises que cause le phénomène croissant, très important au Québec, du manque aigu de main-d’œuvre. Il s’agit d’un premier pas dans la bonne direction, face à une problématique inquiétante et qui met au défi notre capacité d’adaptation et d’ingéniosité.

Au niveau fédéral, retenons l’annonce de mesures en lien avec la rareté de la main d’œuvre et une meilleure rapidité des paiements, de même qu’un ajout de quelque 2,2 milliards de dollars en appui aux priorités municipales et locales.

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Je suis fière de mentionner ici que l’ACRGTQ s’est illustrée dans son rôle de défense et de soutien des grands projets, à la fin de l’hiver, en déposant un mémoire au Bureau d’audiences publiques en environnement (BAPE) à propos du de la ligne à 735 kV qu’Hydro-Québec veut ériger entre les postes Micoua et du Saguenay. Elle y fait valoir les retombées économiques globales prévisibles, de même que l’importance en soi du projet pour les membres de notre industrie, à la fois pour le bien de notre main-d’œuvre et dans la perspective d’entretenir au niveau qu’elle mérite la reconnaissance de notre expertise technique. Il s’agit d’un projet énergétique d’envergure comme seule Hydro-Québec sait en faire et dont le Québec ne peut se passer. Chef de file mondial dans ce secteur, notre responsabilité est de le demeurer.

Notre expertise et nos acquis, c’est d’ailleurs sous cet angle que l’on pourra découvrir cette 47e édition de Constas, où l’on traite en dossier de nos postes de transformation électrique et des enjeux hautement techniques qui y sont associés. Autre spécialité structurante appartenant au secteur génie civil et voire de l’industrie de la construction.

Bonne lecture et bon printemps,