MAGAZINE CONSTAS
 

Éditorial du numéro en cours

QUAND LES CHOSES ÉVOLUENT

Éditorial du numéro 45 / octobre 2018
Par  Me Gisèle Bourque,
directrice générale de l’ACRGTQ et rédactrice en chef

Deux communications gouvernementales d’importance, cet été, intéressaient l’industrie de la construction. La première à propos de la création d’une grappe industrielle à son intention, et la seconde à propos des fameux délais de paiement dont la longueur indue, trop souvent, épuise ses ressources et sa force de fonctionnement.

La création d’une grappe industrielle pour l’industrie de la construction a donc été confirmée par le gouvernement du Québec, qui en prévoit le lancement officiel à l’hiver 2019. Après 2 ans d’efforts, en collaboration avec plusieurs organisations de notre industrie, en faveur de la création de cette grappe, l’Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec (ACRGTQ) applaudit bien entendu sa mise en place. Elle permettra à l’ensemble de l’Industrie de mieux se coordonner, dans la réflexion et l’action, face aux divers enjeux des prochaines années.

Une telle mise en communication, structurante, des différents acteurs économiques et techniques de l’Industrie, promet à moyen terme un fort développement de la productivité et de l’innovation (notamment par le biais d’une numérisation des données et de divers outils de l’Industrie), et ultimement une compétitivité et une croissance accrues de nos entreprises. L’ACRGTQ, dans la foulée de sa collaboration et de son implication active à la mise sur pied de cette structure, envisage avec un grand optimisme la suite du processus.

Dans un autre ordre d’idées, le ministre délégué à l’Intégrité des marchés publics et aux Ressources informationnelles, alors M. Robert Poëti, a confirmé l’établissement d’un projet pilote destiné à encadrer les paiements aux entrepreneurs en construction signataires de contrats publics. Les efforts de la Coalition contre les retards de paiement dans la construction, dont l’ACRGTQ fait partie activement, ont su convaincre le gouvernement d’aller dans le sens d’une meilleure prestation à ce chapitre, qui est bien sûr la contrepartie des services rendus. En dépit de l’adoption d’une loi similaire en Ontario et des projets de loi en voie d’être adoptés chez d’autres législations provinciales au pays, c’est au Québec que les nouvelles modalités seront d’abord appliquées, et notamment sur certains chantiers du secteur génie civil et voirie, représenté par l’ACRGTQ.

C’est ainsi que plusieurs dossiers chers à l’industrie de la construction ont évolué au cours de l’été.

Les technologies et les façons de faire évoluent également, et la gestion de l’eau n’a pas échappé à ce phénomène au cours des dernières décennies. Le traitement et l’assainissement des eaux, où les entrepreneurs du secteur génie civil et voirie jouent un rôle déterminant, sont indissociables de notre quotidien et de notre santé. Ce numéro en offre un intéressant survol, d’hier à aujourd’hui, précédé d’un coup d’œil sur la surveillance éclairée qu’assure, pour nous tous, la Direction générale des barrages (DGB) sur les infrastructures hydriques fondamentales que sont ces beaux mastodontes, chefs-d’œuvre de technique et d’utilité, inscrits au cœur de notre histoire et de notre société.