MAGAZINE CONSTAS
 

Éditorial du numéro en cours

La nouvelle décennie et ses enjeux pour notre industrie

Éditorial du numéro 50 / janvier 2020
Me Gisèle Bourque, directrice générale de l’ACRGTQ et rédactrice en chef
Par  Me Gisèle Bourque,
directrice générale de l’ACRGTQ et rédactrice en chef

Voici donc la nouvelle décennie ! Dix ans d’une nouvelle modernité, de nouvelles technologies, de nouvelles optiques à comprendre et à acquérir, à maîtriser et à parfaire. Tout cela de manière raisonnée et pragmatique, toutefois, et en bon ordre de marche. Si l’Industrie, notre industrie, a le devoir de s’actualiser, elle a aussi l’obligation de l’équilibre et de la continuité. Elle doit faire et produire en garantissant aux promoteurs et à la société la sécurité, la santé et la pérennité des personnes et des ouvrages. On ne construit pas avec les outils nés du matin, mais avec des règles et instruments éprouvés. Affirmation qui n’est pas un vote pour l’immobilisme, bien au contraire, car l’outil fait l’époque et c’est à l’usage qu’il s’éprouve. Forte de son 75e anniversaire, en 2019, l’ACRGTQ s’engage donc en cette nouvelle décennie avec un solide et sage enthousiasme, qui en a vu d’autres. Les prochaines années seront déterminantes et apporteront bon nombre de changements, voire de bouleversements. Or les entrepreneurs du secteur génie civil et voirie, et leur Association, tel qu’ils le font ensemble depuis 75 ans, sauront y faire face et y trouver l’inspiration de toujours mieux construire, de demeurer à l’avant-plan en matière de réalisation d’infrastructures, tant publiques que privées.

En route vers 2030, par le moyen de notre grand Congrès, nous nous projetons dans l’avenir afin d’en apprendre davantage sur les nouveaux territoires que notre industrie, à l’image du monde, aura à traverser et à faire siens. C’est pourquoi cette édition de Constas, miroir et mémoire du Congrès de janvier 2020, qui ouvre la décennie, entend accompagner ses lecteurs au-delà de l’optique traditionnelle de l’actualité et des projets à venir, mais dans l’inédit de l’intelligence artificielle et des réalités numériques qui, notamment par les réseaux, se présentent aujourd’hui au seuil de notre industrie. Certains les craignent ou s’en inquiètent, d’autres les appellent avec fougue, mais une chose est certaine dans la course à la productivité qui est la nôtre : elles émergent et seront partie intégrante de nos procédés à moyen terme, voire de notre façon de penser, de concevoir notre travail et nos réalisations. C’est pourquoi il y a lieu d’en prendre acte et de faire le point. Que ce soit d’abord en matière d’estimation ou de mécanisation, puis ensuite de conception, de gestion, de méthode, l’industrie de la construction sera bientôt, à son tour, le théâtre de plusieurs révolutions technologiques.

Par ailleurs, l’ACRGTQ suit de très près le dossier de la pénurie de main-d’œuvre, qui sera l’un des plus chauds dossiers de la décennie en marche. Elle se voit impliquée sur différents comités de l’Industrie, dont l’objectif est de trouver et de mettre en œuvre des solutions solides et éclairées. Notre congrès et cette édition de Constas en font donc état, cela dans l’esprit de soutenir nos entrepreneurs dans l’acquisition et la préservation de leur main-d’œuvre qualifiée.

Espérons que cette édition de Constas, dans les pas du Congrès 2020, saura donner le pouls des défis qui s’annoncent — certes technologiques, mais aussi financiers et environnementaux —, et que nos chroniqueurs et collaborateurs, en connexion avec les conférenciers et intervenants du Congrès, auront su permettre aux lecteurs de mieux cerner les enjeux cruciaux qui y sont en cause et qui évolueront à notre mesure au long des dix années à venir.
Vive la nouvelle décennie, et vive la construction !